
Enora Almeida effectue différents stages en Europe et au Brésil. La curiosité aiguisée, elle entame un parcours résolument international.
Diplômée de l’Icam, site de Bretagne, en 2019, Enora Almeida est maintenant consultante à l’international pour OMP.
Enora n’avait pas prévu de faire le tour du monde à la sortie de l’Icam. Pourtant, d’une mission en Allemagne à deux ans à Rio de Janeiro, en passant par Bruxelles, c’est en suivant sa curiosité et en apprenant les langues des autres qu’elle a construit un parcours résolument international. Aujourd’hui consultante senior chez OMP, elle travaille depuis Paris pour des clients aux quatre coins du globe.
Enora Almeida n’était pas destinée à l’ingénierie. Vannetaise d’origine, elle visait la pédiatrie avant qu’une journée portes ouvertes à l’Icam ne redistribue les cartes. Elle s’y investit pleinement, jusqu’à présider le Bureau de recrutement.
C’est son alternance, au sein du groupe IDEA à Saint-Nazaire, qui donne la première impulsion internationale. En travaillant pour des clients comme MAN et General Electric, fabricants de moteurs de navires, elle se retrouve projetée en Allemagne dans le sillage de son client, qui l’emmène littéralement “dans ses valises”. Sa dernière année la conduit à l’université de Duisbourg pour un mémoire en sciences des matériaux. Le goût de l’ailleurs est pris.
De projet en projet, d’un continent à l’autre
À sa sortie de l’Icam, Enora rejoint IDEA comme cheffe de projet pour déployer un ERP sur six sites industriels en France. Le Covid agit comme révélateur : « J’avais envie d’autre chose. J’avais envie de partir. » Elle accepte une offre un vendredi, s’installe à Bruxelles le mardi suivant. Pendant trois ans, elle enchaîne les missions en supply chain et digitalisation des processus chez Pfizer, Audi et Catalent.
C’est en Belgique qu’elle rencontre son mari, brésilien. Direction Rio de Janeiro, où elle intègre OMP, éditeur de logiciels de planification industrielle. « Chaque étape m’a emmenée vers quelque chose que je n’aurais pas imaginé au départ. »
Depuis avril 2025, de retour en Europe, elle est consultante en excellence opérationnelle pour l’industrie de la métallurgie au sein de la société OMP, qui compte 1 500 collaborateurs issus de 85 nationalités.
Les langues, premières clés du monde
Ce qui traverse tout le parcours d’Enora, c’est l’apprentissage des langues, vécu comme une fenêtre ouverte sur d’autres façons d’être. L’anglais et l’allemand acquis à l’Icam, le néerlandais imposé par Bruxelles, le portugais appris avec sa belle-famille, l’espagnol entamé au Brésil. « Apprendre une nouvelle langue, ça ouvre les yeux sur les façons de vivre des autres. » Travailler dans un environnement multiculturel ne va pas sans frictions sur le rapport à la hiérarchie, au stress ou à l’équilibre de vie. OMP l’a anticipé avec une formation dédiée à la communication interculturelle.
À celles et ceux qui hésitent à franchir le pas, Enora est directe : « Il faut garder la curiosité dans le travail, dans la vie. Et ne pas négliger les langues : c’est ce qui m’a ouvert mes opportunités et mon poste actuel. » Une conviction forgée à l’Icam, où la dimension humaine de la formation lui a appris l’essentiel : s’adapter, aller vers l’autre, ne jamais s’arrêter d’apprendre.

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