
Chine, Inde, Amérique du Sud, Indonésie, Japon… Autant de destinations qui ont marqué le parcours d’Achille.
de Achille LEDUC (115 Lille) entrepreneur, il dirige depuis Tokyo une plateforme digitale Replacer, qui accompagne les hôtels dans la réduction de leurs déchets.
L’aventure de l’expatriation commence dès la Terminale pour Achille, lorsqu’il s’envole pour Hong Kong avec ses parents. « J’étais très enthousiaste à l’idée de partir même si je sortais de ma zone de confort. Cela m’a apporté une ouverture d’esprit que je n’avais pas avant » se souvient-il.
Saisir des opportunités
En 2010, son bac en poche, il entre à l’Icam de Lille. Cette même année, il se porte volontaire pour intégrer, dès la rentrée suivante, le nouveau campus que l’école ouvre à Chennai en Inde. Il y est confronté à des méthodes d’enseignement anglo-saxonnes très différentes de la pédagogie française mais cette nouvelle aventure renforce son adaptabilité et son goût pour l’ailleurs.
Deux ans plus tard, il sillonne l’Amérique du sud pendant 4 mois dans le cadre de son expériment, puis effectue son stage de fin d’étude dans la grande distribution à Hong Kong où il part avec sa conjointe, également élève ingénieure à l’Icam. Tous deux embauchés à l’issue de leur contrat, ils y restent 4 ans.
Il suit ensuite son épouse en Indonésie : il y découvre l’industrie dans une usine de maroquinerie et monte une antenne de l’ONG Common Seas pour lutter contre la pollution plastique. « Notre intégration dans ce pays fut assez longue et difficile : nous nous trouvions dans une région très industrielle où il n’y avait rien, nous n’avions pas de contact. Mais professionnellement parlant nous avons considérablement progressé », explique-t-il. En 2022, une nouvelle opportunité pour sa femme va cette fois les mener dans la capitale japonaise.

Trouver son équilibre
Que retient donc Achille de ce parcours à l’étranger ? « Énormément de positif ! Cela m’a permis d’avoir une carrière très variée. Ma femme et moi avons fait des bonds de géants là où en France nous aurions vite été bloqués. Et personnellement c’est extrêmement enrichissant. On s’ouvre à des gens que nous n’aurions peut-être pas côtoyés dans un autre cadre. L’Icam nous a certainement facilité les choses de par son approche humaine et cette incitation à nous remettre en question ». Il concède cependant que tout n’est pas rose. « Il faut sans cesse s’adapter. Si le Japon est extraordinaire en de nombreux points, dans le travail la prise de décision repose sur le consensus, les étapes de validation doivent être scrupuleusement respectées et ils parlent peu anglais. »

D’un point de vue familiale, le couple est conscient de tous les bienfaits qu’offre ce cadre international à leurs deux enfants : « En plus de leur ouverture culturelle, ils ont la chance de maîtriser plusieurs langues : ce sont eux les professeurs de japonais à la maison » sourit Achille. Mais l’éloignement familial et l’absence de stabilité immobilière pèse parfois. Si la famille envisage un retour en France d’ici quelques temps, l’appel de l’international pourrait bien les rattraper un jour…

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