
Diplômé de l’Icam de Lille en 2000, le dirigeant de l’entreprise Lucas G, située en Vendée, a posé ses valises à Toronto en janvier 2025, avec sa femme et leurs 4 enfants âgés de 6, 10,12 et 14 ans.
de Régis LEGENDRE (100 Lille) dirigeant de l’entreprise Lucas G, leader européen de la conduite d’élevage, constructeur spécialisé dans les machines agricoles dédiées à l’élevage.
Icam Liaisons (IL) : Comment est né ce projet ?
Régis Legendre (RL) : Depuis une dizaine d’années, mon épouse et moi mûrissons l’idée de vivre une expérience à l’étranger en famille. Quand Lucas G a commencé à développer une filiale en Ontario il y a un peu plus de deux ans, je me suis dit que c’était l’occasion de s’y installer tous ensemble pour quelque temps. Cette opportunité, d’abord professionnelle, est ainsi également devenue personnelle.
IL : Comment ta famille a-t-elle vécu cette transition ?

RL : Les deux premiers mois ont été difficiles. Les enfants ne voulaient pas partir, nous avions perdu nos repères, nous sommes arrivés en plein hiver, il faisait froid, il y avait beaucoup de neige… Mais nous avons été très bien accueillis. Nos deux plus jeunes enfants sont au lycée français de Toronto et les aînés au collège international. Tous sont très bien intégrés, parlent anglais couramment et ont des amis du monde entier. Ma femme, qui est avocate, profite de cette période pour apprendre l’anglais et conseille des entreprises canadiennes sur leur implantation en France.
IL : Quels défis as-tu rencontrés ?
RL : Professionnellement, il a fallu gagner la confiance des clients mais une fois que c’est fait, c’est très agréable de faire des affaires avec les Canadiens : ils sont très directs et passent très vite à l’action. Côté culturel, la société de consommation est très ancrée ici, les gens dépensent beaucoup, prennent peu de vacances et le sport est très présent. Nous nous adaptons en profitant au maximum de notre séjour pour voyager et pratiquer de nouvelles activités sportives.


IL : Quels conseils donnerais-tu à de futurs expatriés ?
RL : Déjà, c’est une expérience que je recommande vivement ! C’est d’ailleurs l’Icam qui m’a mis le pied à l’étrier via un stage en Écosse. Mais il faut bien s’y préparer et être prêt à accepter l’inconfort des premières semaines. Logistiquement c’est assez intense : il ne faut pas hésiter à se faire accompagner. J’ai fait appel à un relocator qui nous a été d’une aide précieuse pour organiser notre déménagement. Et une fois sur place, je me suis mis en contact avec Business France et la Chambre de Commerce franco-canadienne.
IL : Comment appréhendes-tu votre retour en France en août prochain ?
RL : En venant vivre au Canada, j’avais deux objectifs. Le premier, qui était l’épanouissement personnel et familial, a été largement atteint pour tout le monde ! Nos enfants ont une ouverture d’esprit incroyable et leur vision du monde a considérablement changé. Le second était de laisser un peu la main à d’autres managers dans l’entreprise afin de faire grandir tout le monde, moi le premier. Mon absence a permis à chacun de prendre une place différente. Je suis dans un état d’esprit où je sais que les choses ont évolué et qu’à mon retour elles ne seront plus, et ne doivent plus être comme avant. Il faut que je retrouve ma place. C’est aussi ça la richesse de ce type d’expérience.






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